
La semaine dernière, un groupe de travail du Sénat a évoqué la possibilité de légaliser la gestation pour autrui, autrement dit le recours à des "mères porteuses". Interdite en France depuis 1994, cette pratique est pourtant reconnue dans d’autres pays, notamment en Belgique, au Danemark et aux Pays-Bas. De nombreux couples français (environ 400 par an selon certaines estimations) n’hésitent pas à avoir recours à des mères porteuses étrangères pour pouvoir avoir un enfant. Parallèlement, dans nos frontières, on a vu se développer ces dernières années un véritable marché noir de mères porteuses, qui mettent leur fertilité au service de couples en détresse moyennant plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Après cinq mois d’enquête, le groupe du Sénat a dessiné les contours d’un projet de légalisation : il s’agirait donc de permettre aux couples mariés ou vivant ensemble depuis plus de deux ans, dans l'impossibilité médicale de concevoir un enfant autrement que par ce biais, d’avoir recours à une mère porteuse, sachant qu’un seul des deux parents devrait être le parent génétique (le couple pourrait donc aussi avoir recours à un don de sperme ou d'ovocyte). La mère porteuse, elle, devrait résider en France, avoir déjà mis un enfant au monde et pourrait être la cousine ou la sœur de la femme demandeuse. Le tout sous agrément de l’Agence de biomédecine…


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