
Annoncée par Nicolas Sarkozy avant son élection et instaurée par le ministre de l’Education Xavier Darcos au mois de janvier dernier, la loi sur le service minimum d’accueil dans les écoles primaires fait partie de ces sujets qui alimentent considérablement les discussions dans les foyers comme dans les médias. Surtout depuis la rentrée dernière ! Tout récemment encore, le maire de Paris Bertrand Delanoë a créé la polémique en refusant d’appliquer la loi pour "raisons de sécurité", amenant l’affaire devant le tribunal administratif…
Cette loi prévoit en effet qu’en cas de grève mobilisant au moins 10% des enseignants d’une commune, cette dernière doit prendre en charge l’accueil des enfants, en contrepartie d’une aide financière de l’Etat – les grévistes ayant obligation de prévenir les parents et leur hiérarchie au moins 48 heures à l’avance, afin que toutes les parties concernées puissent prendre leurs dispositions. La garde et la restauration des enfants sont alors confiées à des responsables associatifs ou des animateurs, dans des établissements prévus à cet effet.
Si du côté du législateur il est précisé que cette loi ne vise qu’à faciliter la vie des familles afin qu’elles ne soient pas "prises en otage" par un mouvement social, du côté de l’opposition, des enseignants et de certains animateurs, on y voit surtout une remise en question du droit de grève. Et les parents, dans tout ça, qu’en disent-ils ? Cette loi est-elle une avancée considérable qui leur embellit la vie ? Assure-t-elle correctement la prise en charge des enfants ? Ou bien apparaît-elle comme un recul social visant à fragiliser le droit de grève et l’Education nationale ? A vous la parole…


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