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Afrogym, aux sources du sport

L'afrogym figure, parmi les nouvelles formes de gymnastiques "métissées" qui se multiplient de nos jours, l’une des plus attrayantes. Mariage entre la danse africaine et la gym en salle, elle présente de nombreuses vertus physiques, mais s’avère aussi extrêmement ludique. Suivez le guide.

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Afrogym, aux sources du sport
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Vous en avez marre des séances de torture en salle ? Abdo-fessiers, aerobic, fitness, body balance, stretching, barre au sol ? Avec un(e) prof qui vous donne des directives comme un sergent instructeur ? Vous avez envie de vous dépenser, de vous muscler et de vous tonifier mais dans une ambiance bon enfant et surtout, en vous amusant ? De nouvelles formes de gymnastiques apparaissent, qui croisent les exercices "classiques" avec des influences venues d’autres latitudes : la samba gym, la gym suédoise, le gyrotonic… et maintenant, l’afrogym !

Apparue en France il y a environ quatre ans, l’afrogym est une pratique jeune mais qui sort progressivement de la confidentialité pour gagner un public de plus en plus large. Tous ceux qui ont envie de faire du sport dans un esprit convivial se laissent séduire par cette discipline très physique, très intense, mais résolument festive. Pour en savoir plus, nous avons rencontré Mélissa, prof d’afrogym à Paris.

De l’effort

Venue de la danse classique, passée par le jazz, la gym et la danse africaine, Mélissa s’est finalement convertie à l’afrogym : elle dispense notamment des cours pour adultes et pour enfants dans un centre d’animation du XIIème arrondissement. Comme beaucoup de gens, elle a été séduite par le côté à la fois très intense et très convivial de ce sport métissé. "L’afrogym est un mélange entre les mouvements de la danse africaine et les exercices de la gymnastique occidentale, nous confie-t-elle. De la première, elle a hérité des pas simples, répétitifs, des gestes énergiques. De la seconde, elle a hérité des exercices au sol, des exercices d’échauffements, de stretching, un travail cardio-vasculaire…" Bref, une pratique complète, qui fait travailler le corps dans sa globalité, sans demander pour autant des aptitudes physiques surhumaines…

"L’avantage de l’afrogym est que ce n’est pas un sport très technique, souligne Mélissa. Contrairement à d’autres formes de gymnastiques un peu compliquées qui peuvent rebuter les débutants, l’afrogym repose sur des mouvements simples, mais dont le côté répétitif appelle un effort intense. On se défoule, on transpire, on dépense beaucoup d’énergie, et au final, c’est cela qui compte." A l’issue d’une séance d’afrogym, on a ainsi pu faire travailler tous les muscles du corps, de façon harmonieuse, sans agressivité. Les mouvements sont souples mais énergiques, on fléchit énormément les genoux, on s’ancre dans la terre, on balance les reins, on se déhanche, parfois on utilise des accessoires, comme un bâton, et surtout on apprend à se libérer de nos raideurs si occidentales… Les exercices d’échauffement et d’assouplissement aident à se sentir plus relaxé, la danse rend plus tonique. Sur la durée, on développe son endurance, on renforce son cœur… Et tout ça, en s’amusant !

Afrogym, aux sources du sport
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Du réconfort

Car dans afrogym, cela ne vous aura pas échappé, il y a afro ! La musique occupe une place prépondérante dans cette discipline, et en particulier la musique africaine, vous vous en doutez… Percussions, musique sénégalaise, techno aux accents tribaux, ici c’est le rythme qui compte, et le premier impératif est de se laisser "gagner" par lui. "Il faut suivre le mouvement, se laisser aller pour bien en prendre la rythmique, explique Mélissa. On fait très peu de pauses pour expliquer durant les cours, tout s’explique pendant le mouvement, en observant et surtout en écoutant. Le rapport à la musique est très important." C’est cet aspect exotique qui fait aussi tout le charme de l’afrogym. Il n’est pas requis d’avoir, à la base, un excellent niveau de danse. "En cours, on développe des mini chorégraphies, on travaille des enchaînements, et finalement on prend beaucoup plus de plaisir qu’en pratiquant une gymnastique traditionnelle, avance Mélissa. Certains cours privilégient l’aspect danse, d’autres l’aspect gym… Moi je mélange bien les deux, en finissant mes séances par des exercices au sol." Chaque cours dure entre 45 minutes et une heure… on en ressort vidé, mais rasséréné.

Au final, celles et ceux qui pratiquent l’afrogym bénéficient à la fois des vertus de la danse africaine et de la gymnastique traditionnelle, sans l’aspect parfois rébarbatif de cette dernière. On fait un gros travail cardio-respiratoire, on fait du stretching, on sollicite le bassin, les abdos, les fessiers, les cuisses et les mollets, tout en ménageant la colonne vertébrale. Et en même temps, le corps bouge plus librement et avec plus de fluidité que lors d’une séance de gym classique.

Du renfort

Alors en conclusion, à qui s’adresse l’afrogym ? Tout d’abord, il faut savoir qu’il n’y pas vraiment de limite d’âge : on peut démarrer relativement jeune (il y a des cours pour enfants et ados) et la pratiquer jusqu’à un âge assez avancé. Dans certains cours, il n’est pas rare de trouver des septuagénaires qui ont envie d’entretenir leur forme tout en s’amusant ! Evidemment, il faut avoir une bonne condition physique pour pouvoir pratiquer ce sport, notamment au niveau cardiaque, mais les efforts restent tout de même modérés.
D’après Mélissa cependant, la plupart des élèves ont plutôt entre 20 et 40 ans. Il s’agit en général de transfuges de la gym classique ou de la danse africaine, désireux de mettre un peu plus de variété dans leurs exercices et de s’initier à un sport plus complet. D’ailleurs, la plupart des cours d’afrogym se font au sein d’associations qui pratiquent également d’autres formes de gymnastique et de danse ! De plus en plus de cours se montent dans toute la France, il y a donc de bonnes chances pour que vous en trouviez un près de chez vous.

Il semblerait pour l’instant que les cours soient à dominante féminine. Les hommes qui se laissent tenter viennent par le biais de la danse africaine, mais ils sont peu nombreux à avoir franchi le pas jusqu’à présent. "Pourtant, l’afrogym est une discipline qui peut vraiment plaire aux hommes, et qui peut même se pratiquer en couple, précise Mélissa. C’est convivial, plein d’énergie, on se dépense à fond sans se torturer, et dans un bon esprit." Quoi de mieux pour faire du sport à deux ?

Remerciements à Mélissa et au Centre d’animation Bercy.
Voir le site des centres d’animation du XIIème arrondissement : http://www.clasjse.asso.fr

Mathieu Doumenge   15/04/2008   Partager   Commenter   4 commentaires   Retour en haut de page
Tags associés a l'article : afrogym, vitalité, santé, gymnastique, fitness, danse, corps, cardio-vasculaire, activité sportive
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Vos commentaires

Invité

super intéressant

franchement, ca a l'air super intéressant en plus je suis Africaine et ca m'intéesse beaucoup. Mais je ne pense pas que ce sport soit déjà connu en Belgique.

Invité

j'aimerais le pratiquer dans ma ville de bayonne

ça a l'air sympa mais où puis-je pratiquer ce sport; y'a t-il une fédération?

Invité

j'ai bien envie

d'y inscrire ma femme! ça lui ferait du bien. Ca a l'air sympa.

Invité

C'est nouveau..

Je ne connaissais pas du tout cette discipline. Ca a l'air très efficace mais très très (trop ?) énergique aussi...

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