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Arrêter la cigarette : les nouvelles solutions

Arrêter la cigarette, ce n'est décidément pas facile, et pourtant tout nous y incite. Coincé entre une société qui le montre du doigt et sa dépendance, le fumeur culpabilise et nombreux sont ceux qui souhaitent écraser définitivement leur cigarette. Ils peuvent pour cela compter sur l’industrie pharmaceutique et ses produits, aussi nombreux que les marques de tabac. Dernier né : le Champix®.

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Arrêter la cigarette : les nouvelles solutions
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49% des fumeurs Français envisageraient de réduire voire d’arrêter la cigarette (enquête IFOP, octobre 2006). Comme on le constate, les conséquences des lois anti-tabac dans les lieux publics ne se sont pas fait attendre. Car en plus de se faire du mal à eux-mêmes (et à leur porte-monnaie), les fumeurs nuisent aux autres, ceux qui aspirent à une vie saine. "Fumer tue", beaucoup même (un tiers des décès chez les 45-65 ans est dû à la cigarette) et les fumeurs en sont bien conscients. Qui n’a pas dans son entourage un fumeur invétéré, criant à qui veut l’entendre que "cette fois je vais arrêter la cigarette", mais qui a rechuté en moins de temps qu’il ne lui en avait fallu pour prendre cette décision ?

Heureusement pour eux, les fumeurs rapportent. A l’industrie du tabac évidemment, mais pas seulement. 49% des fumeurs comptent arrêter la cigarette : l’industrie pharmaceutique le sait bien et veut tout faire pour les y aider. Entre autres patchs, gommes à mâcher, cigarettes électroniques ou encore phytothérapie, hypnose, acupuncture ou méthodes psychocognitive (le livre d’Allen Carr La méthode simple pour arrêter de fumer), une technique se détache pour arrêter la cigarette : le médicament agissant directement sur les récepteurs du cerveau. Le bupropion (commercialisé sous le nom de Zyban®) est apparu dans les pharmacies françaises en 2001. Délivré sur ordonnance, ce médicament, à la base utilisé comme antidépresseur, altère la sensation de plaisir du fumeur et l'amène ainsi naturellement à arrêter la cigarette. Alain, 57 ans, a arrêté une longue vie d’addiction par l’intermédiaire du bupropion. "Ça fait six ans que je ne fume plus et si j’ai réussi c’est parce qu’au début je prenais du Zyban®, explique-t-il. Sans aide c’est vraiment terrible d'arrêter la cigarette, on y pense à chaque seconde et si au début on a un peu mal à la tête à cause du médicament, il faut montrer de l’envie pour passer outre."

"Plus de manque physique"

Les laboratoires Pfizer, déjà à l’origine de ce médicament, ajoutent une couche aujourd’hui avec le nouveau produit à la mode : la varénicline (commercialisée sous le nom de Champix®). Cette molécule agit elle sur les mêmes récepteurs que la nicotine, une nouveauté, et palie ainsi la sensation de manque du fumeur lorsqu'il vient d'arrêter la cigarette - d’autant que celui-ci peut continuer à fumer au début du traitement. Ainsi il peut arrêter la cigarette progressivement, au même rythme que son envie diminue. Lucien, 30 ans, s’est fait prescrire du Champix® depuis deux semaines alors qu’il fumait deux paquets par jour: "au fur et à mesure, fumer est devenu moins agréable, aujourd’hui je n’ai plus de manque physique de la cigarette. J’ai un traitement de trois mois et j’ai l’impression que je pourrais m’en passer mais quand j’oublie de le prendre c’est plus difficile de ne pas craquer." Emmanuel, 40 ans, a également opté pour la varénicline après avoir tout tenté en 15 ans de cigarette. "Les patchs n’étaient pas efficaces car dès que je les enlevais j’avais encore envie de fumer. J’ai également essayé l’acupuncture, le laser, mais rien n’a marché. Aujourd’hui je prends du Champix®, j’ai réussi à arrêter depuis une semaine et c’est moins difficile de tenir car on ressent moins le besoin chimique de la cigarette." Il ne nie pas pour autant qu’il existe certains effets secondaires : "Le matin je mange bien sinon j’ai des nausées et parfois j’ai un peu l’impression d’être dans le brouillard." Pas suffisant pour le décourager. Quand à la surcharge pondérale souvent associée au fait d'arrêter la cigarette, Emmanuel a trouvé la parade :"j'ai fait un régime avant, par anticipation."    

Arrêter la cigarette : les nouvelles solutions
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Plus sérieusement, c’est bien entendu sur la longueur que l’on juge de l’efficacité d’un médicament. Or si les résultats sont probants au début, les chiffres baissent irrémédiablement. Ainsi, des études publiées dans le célèbre journal (JAMA) de l’Association Médicale Américaine en juillet 2006 démontrent que si à la fin des 12 semaines de traitement 44% des fumeurs avaient vraiment réussi à arrêter la cigarette après la prise de varénicline (29,7% pour le bupropion et 17,7% pour un placebo), l’écart diminue neuf mois plus tard (21,9% avec la varénicline, 16,1% avec le bupropion et 9% avec le placebo). Une autre étude de l’association met en avant que le pourcentage de réussite est plus important (70,5% contre 49,6%) chez les patients ayant reçu un traitement de six mois au lieu d’un traitement de trois mois. Bref, plus le traitement est long, plus les chances de réussi à arrêter la cigarette sur le long terme sont donc élevées.

"La dépendance physique ne dure qu’une semaine"

Car si des médicaments pour aider le fumeur à arrêter la cigarette existent, aucun miracle n’est possible. Pour le docteur et pneumologue Charles Brahmy, spécialisé dans la tabacologie, "la dépendance physique ne dure que la première semaine. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise méthode pour arrêter la cigarette car on ne doit pas traiter ça comme une maladie mais un comportement. Le médecin doit analyser et discuter avec son patient pour lui proposer un traitement adapté et un suivi individuel, pas standardisé." Inutile de se jeter sur les boîtes de Champix® sans savoir si ce traitement correspond à ses besoins, et ce d’autant qu’il revient assez cher et n’est que très partiellement remboursé par la sécurité sociale. "Le Champix® ne convient pas à tout le monde, poursuit le Docteur Brahmy. Il est plus adapté à des gens qui ont déjà essayé d’arrêter la cigarette, voulant stopper toute consommation et pas seulement réduire et qui acceptent de se faire aider. Le suivi physique et psychologique est aussi important que le traitement."

Un traitement médicalisé peut s’avérer d’une aide précieuse, y compris sur le plan psychologique, pour commencer à arrêter la cigarette. Mettre tous ses espoirs dans un patch ou un médicament est la plus grosse erreur que pourrait faire un fumeur désirant s’arrêter. De nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte comme l’environnement et les habitudes de celui-ci. Lucien confesse, "je ne serai jamais un non-fumeur mais bien un ancien fumeur et je pense qu’il me sera impossible de fumer deux cigarettes par jour." Le Docteur Brahmy confirme, "tout n’est pas qu’une affaire de récepteurs, certains fumeurs reprennent après dix ans d’arrêt parce que le contexte et leur environnement ont évolué." Une étude publiée en 2003 par l’American Cancer Society Cancer Facts and Figures est sans équivoque : 82,4% des fumeurs ayant réussi à arrêter la cigarette l’ont fait sans l’aide de rien ni personne.

http://www.tabac-info-service.fr/fr/homepage/index_flash.htm

Benjamin Postaire   04/09/2007   Partager   Commenter   1 commentaires   Retour en haut de page
Tags associés a l'article : cigarette, arrêter de fumer, tabac
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J'ai testé la e-cigarette

Bonjour Ca fait plus de 7 mois que j'ai arreté de fumer grâce a la cigarette électronique. J'ai ouvert un blog sur le sujet qui teste toutes les marques : http://arreter-fumer-cigarette-electronique.blogspot.com/

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