> In & Out : Kad Merad Vs Franck Dubosc

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Deux comiques, deux acteurs, on pourrait à première vue croire que Kad Merad et Franck Dubosc sont des jumeaux. Seulement c’est bien connu, chez les jumeaux il y en a toujours un plus drôle, plus charmant et meilleur que l’autre. Est-il alors vraiment utile de préciser qui n’est qu’une pâle copie de l’autre ? Celui qui réussit tout ce qu’il fait ou celui qui ne fait que ce qu’il réussit ?

In & Out : Kad Merad Vs Franck Dubosc0
© Copyright : Abaca

Kad Merad, la comédie lui dit merci…

Il était temps mais c’est arrivé, on ne l’appelle plus Kadéo (suite aux nombreuses années passées avec son acolyte Olivier Baroux) Mais Kad tout court, voire même Kad Merad, son nom complet. Signe d’une reconnaissance méritée, il a su s’extirper de son rôle de comique en duo, pour devenir un acteur drôle de comédie, mais pas seulement. Pari doublement réussi donc  dans la peau d’un acteur de cinéma, puisqu’il endosse et enchaîne les rôles avec fraicheur et spontanéité. Il explore tous les genres, des films d’auteurs aux grosses productions, des Choristes à Essaye-moi en passant par Les Dalton ou Modern Love. Kad a même remporté un César, pour Je vais bien ne t’en fais pas. Et pourtant, ils sont attendus au tournant les comiques qui veulent émouvoir. Examen passé haut la main pour Kad, à qui on pardonne même le phénomène Bienvenue chez les Chtis, qui commence à nous "fachtiguer" un peu, il faut bien le dire… Et puis on peut même rajouter que si certains acteurs en promo sur les plateaux télé rabâchent la même rengaine pour appâter le spectateur, Kad lui, on l’a vu partout mais jamais de la même façon. A une ou deux anecdotes de tournage près, il a réussi à nous faire rire et à ne pas nous donner envie d’éteindre la télé…

Franck Dubosc, le comique antinomique…

Franck Dubosc, on va bientôt pouvoir le comparer à un gros chou à la crème. On le voit en vitrine, il nous donne envie, on le mange à moitié et on est déjà un peu écœuré, et si on le termine, on frôle quasiment l’indigestion… Il nous a fait rire avec Elie Semoun dans les petites annonces, il a accroché un certain public avec son one man show de séducteur raté. Et comme on l’a dit avant, le pari de devenir acteur quand on est comique est un exercice très périlleux. Le problème, c’est que Dubosc nous ennuyait déjà un peu quand il était simplement comique. Toujours le même personnage de "beauf" gentil, persuadé d’être un grand séducteur alors qu’il ne se prend que des râteaux. Et ça, c’est donc censé être rigolo. Sauf que les râteaux, il les a transposés dans Camping de Fabien Ontoniente, où son personnage de Patrick Chirac, en slip de bain et bob Ricard, a commencé à nous mettre la puce à l’oreille : il se moquerait pas un peu de son cher public, Dubosc ? Il sait faire autre chose à part ça ? Non. Que ce soit sur les plateaux de télé ou il reprend gaiement son "pour toi public" qui ne fait même plus rire Arthur, ou en ce moment à l’affiche de Disco, c’est toujours le même. Il a récidivé avec Onteniente. Quasi même affiche que Camping, un casting qui mixe toutes les comédies du réalisateur (entre Jet Set, 3 zéros, Jet Set 2 et Camping, le compte est bon). A eux deux, ils ont la formule qui marche, celle de la facilité et des titres en un seul mot. On peut déjà imaginer les titres de leurs prochaines collaborations : Tennis club, Cinéma, Holidays, Tektonik, Gay pride, Rock’n’ roll ou peut-être Camping 2, les paris sont ouverts…

Julie Chamard