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Cinéma
Film :Parlez-moi de la pluie
Réalisé par :Agnès jaoui
Avec :Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri, Jamel Debbouze
Genre :Comédie
Titre original :Parlez-moi de la pluie
Ditribué par :StudioCanal
Année de production :2008
Date de sortie :17/09/2008

Agathe Villanova, féministe nouvellement engagée en politique, revient pour dix jours dans la maison de son enfance, dans le sud de la France, aider sa soeur Florence à ranger les affaires de leur mère, décédée il y a un an.
Agathe n'aime pas cette région, elle en est partie dès qu'elle a pu. Mais les impératifs de la parité l'ont parachutée ici à l'occasion des prochaines échéances électorales.
Dans cette maison vivent Florence, son mari, et ses enfants. Mais aussi Mimouna, femme de ménage que les Villanova ont ramenée avec eux d'Algérie, au moment de l'indépendance.
Le fils de Mimouna, Karim, et son ami Michel Ronsard entreprennent de tourner un documentaire sur Agathe Villanova, dans le cadre d'une collection sur "les femmes qui ont réussi".
On est au mois d'Août. Il fait gris, il pleut. C'est pas normal. Mais rien ne va se passer normalement.
Un film écrit et réalisé par le couple Agnès Jaoui / Jean-Pierre Bacri constitue toujours un événement. Parlez-moi de la pluie ne déroge pas à la règle. Comme à leur habitude, ils tiennent le haut de l'affiche avec brio, accompagnés ici d'un étonnant Jamel Debbouze, mais aussi de Pascale Arbillot ou bien encore Florence Loiret-Caille, dans un film chorale où différents personnages se réunissent au fin fond du Sud de la France. A l'image du poète, Parlez-moi de la pluie est donc une oeuvre touchante mais aussi particulièrement drôle. Le sujet du film tourne autour d'un thème ô combien universel et toujours d'actualité, celui de l'injustice, ou de « l'humiliation ordinaire » comme le dit si bien le personnage de Karim. On y retrouve alors le style « Jacri », tant technique qu'artistique. Les longs plans séquence mettent en valeur l'ensemble des comédiens, bien loin des montages américains de plus en plus éprouvants, et servis par des dialogues à la limite de la perfection. Après Indigènes, réalisé par Rachid Bouchareb en 2006, Jamel Debbouze trouve ici un nouveau rôle « adulte », qui montre véritablement l'étendue de tout son talent, dans un registre beaucoup plus sérieux qu'à l'accoutumée.

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