Un tueur en série ensanglante Marseille. Louis Schneider, flic au SRPJ, mène l'enquête malgré l'alcool et les fantômes de son passé. Le passé resurgit aussi pour Justine. 25 ans plus tôt, ses parents ont été sauvagement assassinés par Charles Subra. Schneider l'avait alors arrêté. Mais aujourd'hui, par le jeu des remises de peine et pour bonne conduite, Subra sort de prison. Cette libération anticipée va alors réunir Schneider et Justine, deux êtres qui tentent de survivre au drame de leur vie.
Oui, bien sûr, il pleut tout le temps - c'est même fou ce qu'il peut flotter à Marseille ! Oui, bien sûr, le scénario n'évite pas la grandiloquence : le flic hurlant à la mort devant le cadavre de son pote dévoré par un chien... Faut oser, quand même. Oui, bien sûr, la musique est aussi omniprésente et encombrante que dans 36, quai des Orfèvres - et qu'elle soit signée Bruno Coulais ne change rien à l'affaire : Olivier Marchal comprendra-t-il un jour qu'en supprimant la moitié de ses envolées musicales il rendra ses films deux fois meilleurs ?
Vos commentaires
Bien mais | posté par Inconnu
L'intrigue, à peine esquissée et, d'ailleurs, vite résolue, intéresse beaucoup moins le cinéaste que le portrait de ce mort vivant (Daniel Auteuil, hagard, blafard, nettement meilleur que dans Le Deuxième Souffle), ce flic-zombie, décidé une dernière fois à faire, puis à se faire, justice. Autour de lui, à l'ancienne, il privilégie les seconds rôles (Gérald Laroche, Catherine Marchal, Olivia Bonamy) et caricature les monstres (Philippe Nahon). Il sacrifie ainsi la réinsertion des coupables à la douleur des victimes. Après tout, c'est son droit.