Sujet encore largement tabou aujourd’hui, la prostitution, ou escort dans sa version la plus "classe", n’en reste pas moins répandue dans la pratique. Certains hommes et femmes vivant en couple fréquentent, ouvertement ou non, des escort boys ou escort girls avec lesquels ils entretiennent des relations uniquement sexuelles. Pour MySmooze, ils ouvrent la porte de la garçonnière.

Payer pour avoir une relation sexuelle. Une pratique parfois mal vue et que peu reconnaissent ouvertement avoir déjà essayée. Pourtant, si la prostitution (ou de façon plus élégante, le recours à une escort) a de tous temps existé quelle que soit sa forme, c’est bien qu’il y a des gens pour s’y adonner. Des gens qui sont même pour la plupart en couple ou mariés depuis une longue période. Mais qui sont-ils ? MySmooze a décidé de les écouter pour sortir des sentiers battus et savoir ce que recherchent vraiment ces "clients du sexe". Sans partir dans une dimension psychologique qui pourrait nous dépasser, nous avons voulu savoir ce que le recours à une escort girl ou un escort boy leur apporte sur un plan purement sexuel et non affectif. Alexandre, Paul, André, Xavier et Nelly ont tous un jour payé pour des relations sexuelles alors qu’ils étaient en couple et nous racontent leur expérience.
"Garder une intimité sexuelle"
Alexandre a 34 ans et est en couple depuis maintenant huit ans. Régulièrement, tous les trois ou quatre mois, il fait appel à une escort girl qu’il trouve sur Internet, "jamais la même". Il explique simplement avoir "besoin de relations sexuelles à la demande et sans aucun complexe. Pour moi c’est important de pouvoir, même au niveau sexuel, garder quelque chose de privé qui ne regarde que moi. Je n’entretiens avec les escort girls que je paye, aucune autre relation." Pour Alexandre, c’est simplement le plaisir de varier qui semble prévaloir. Il reconnaît même ne pas avoir de pratique "spéciale" avec ces escort girls, seulement une "excitation particulière que, sur le plan sexuel, seule la nouveauté est capable d’apporter car l’acte en lui-même est beaucoup moins enivrant qu’avec ma copine." Un peu comme s’il payait seulement pour les trois minutes qui précèdent le moment où il va sonner à la porte sans réellement savoir ce qu’il va découvrir. Une création d’adrénaline peut-être factice mais qui semble satisfaire Alexandre.
Pour Paul, 44 ans, la démarche est légèrement différente. Lui aussi est un "habitué" des escort girls mais pas exactement pour les mêmes raisons. "Je reconnais avoir besoin de faire du sexe pour faire du sexe, sans aucun sentiment. Qu’une femme soit à mon entière disposition et qu’elle fasse ce que je veux quand je le veux me fait fantasmer. Il y a deux ou trois escort girls que je vais voir de temps en temps et uniquement le fait de penser que je peux appeler à tout moment pour aller en rejoindre une m’excite." La relation de pouvoir lié à l’argent entre ici clairement en ligne de compte. Paul affirme d’ailleurs volontiers que sa femme n’a plus besoin de lui financièrement, mais également biologiquement (ils ont trois enfants) et sexuellement (sa libido a largement baissé) et ce même s’ils ont encore des rapports sexuels.

André a 52 ans. Quand certains affichent un certain détachement vis-à-vis de leurs relations avec des escort girls, lui est beaucoup plus mal à l’aise. Et pour cause, il se considère presque comme "malade". Il témoigne : "je suis complètement accro aux escort girls. Par mon travail je voyage beaucoup en équipe et un peu malgré moi je me suis fait entraîner dans une sorte de rituel. A la fin du séjour, selon la destination bien entendu, on se retrouve pour boire des verres en petit groupe et presque à chaque fois on va ensuite s’acoquiner avec des escort girls. Les premières fois j’ai aimé ça je dois bien l’avouer, mais aujourd’hui cette reproduction mécanique du schéma que ce soit dans la préparation comme dans l’acte ne m’apporte plus rien. Et pourtant je continue. Je suis comme tombé dans une routine de la consommation d'escort girls." Pour André, on n’est plus vraiment dans le plaisir charnel ni même dans le côté festif du début. Une drogue, un rituel… lui-même reconnaît ne plus trop savoir où il en est de sa vie sexuelle.
"J’imagine mon mari me regarder avec un escort"
Le témoignage de Nelly est tout aussi troublant. Là où les clichés veulent souvent que les femmes fassent appel à un escort boy avant tout pour avoir de la compagnie et de l’attention, cette femme mariée de 29 ans vit une situation toute autre. "Je me suis mariée à 19 ans avec le premier homme de ma vie. C’est triste à dire mais je me suis rendu compte beaucoup plus tard, en discutant avec des amis ou en parcourant les forums, que je ne prenais pas, ou très peu de plaisir. L’idée a fait son chemin dans ma tête d’aller voir ailleurs. Mais je voulais éviter toute la période de séduction et surtout les risques qu’il le découvre ou encore que l’autre s’attache. Je me suis donc tournée vers un escort boy, comme on dit. Entre nous ce n’est que sexuel mais j’ai tout de suite accroché et découvert une autre facette de ma personnalité. Avec cet escort boy je peux être très cochonne et j’adore ça. Je prends mon pied en faisant des trucs inimaginables pour mon mari et s’il le savait, je pense qu’il me tuerait, ce qui m’excite encore plus. Parfois je pense même à lui pendant l’acte, il est en train de nous regarder avec horreur ! Peut-être qu’un jour ce petit jeu me lassera mais en attendant je vais une fois par semaine "dîner avec mes copines"." Devenir une autre personne, changer de costume, Nelly a trouvé ça à travers un partenaire sexuel "professionnel". Le recours à un escort boy devient une bouée de sauvetage bien gonflée pour cette jeune maman qui préfère positiver par rapport à sa situation.
Et puis il y a les déçus. Ceux qui ont été tentés depuis longtemps par ce genre d’expérience et qui ont franchi le pas sans être conquis. Xavier, 36 ans, raconte : "je fantasmais sur une relation sexuelle avec une escort girl depuis longtemps. Quand je suis arrivé chez elle, j’étais en stress ! Et puis ça ne s’est pas passé du tout comme je l’avais imaginé, j’étais très mal à l’aise et elle n’a pas fait grand-chose pour me détendre. J’ai trouvé ça très mécanique. Je sentais vraiment qu’elle le faisait parce que je payais. Donc au final, l’aventure ne m’a pas plu et je le dis, je n’ai pas réussi à prendre mon pied… Mais au moins je l’ai fait une fois, maintenant mon esprit est tranquille…" Une chose est sûre, Xavier n’est pas près de retourner voir une escort girl et il est la preuve vivante que tout fantasme n’est pas forcément bon à réaliser.
Tous nos témoins ont raconté leur expérience avec un(e) escort avec beaucoup de sincérité. S’ils se sont contentés d’aborder la question uniquement d’un point de vue sexuel, il n’en reste pas moins qu’ils ont tous des sentiments personnels, positifs ou négatifs par rapport aux choix qu’ils ont faits et il n’est pas à nous, même si chacun peut avoir son avis, d’émettre un quelconque jugement de valeur. La sexualité, on a beau en parler à tue-tête, reste un univers tout ce qu’il y a de plus personnel à défaut d’être forcément secret. Les couples les plus fusionnels restent formés de deux individualités avec leurs propres besoins et émotions, qui changent avec le temps. Reste que là où certains décident de s’en cacher, d’autres s’en accommodent…
Vos commentaires
Invité
déjà fait
Oui j'ai à peine 19ans et j'ai déja couché avec un escort boy, mais sans le savoir : une rencontre sur internet qui se passe bien, on délire, on se donne rendez-vous. Ca dérape et j'apprend après ca qu'il est gigolo aïe . . .mais ca ne m'as pas empêché de recommencer juste après avant qu'il s'en aille et j'avoue que c'était waouh!! Bien sûr j'étais privilégiée : il ne m'a pas fait payé, j'ai économisé 250€ et je peux me vanter d'avoir un escort boy dans mon lit.
lundi 26 mai 2008 à 21:50:50
Invité
pourquoi pas ?
j'aimerais bien faire appel à une escort girl, mais à condition que ma femme participe. Voilà voilà, comment dire... C'est pas gagné.
jeudi 24 avril 2008 à 19:53:00
Invité
.... Enfin on en parle sans vulgarité
Les tabous tombent ... merci.
lundi 21 avril 2008 à 10:31:04
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Invité
Je vous dirais bien ce que j'en pense
Je vous invite à auditionner le concert "les filles de l'Est" avec l'orcherstre philarmonique de Prague et vous saurez que j'ai le plus profond mépris pour les clients qui financent la traite des femmes murées dans l'esclavage sexuel : excusez moi il y a pire, ceux qui recrutent les kamikazes, mais eux ils viennent juste derrière !
vendredi 06 juin 2008 à 10:45:27