Parce qu’on ne peut pas toujours tous atteindre le septième ciel à chaque fois, simuler le plaisir ou même l’orgasme est parfois la solution facile pour ne pas avoir à se justifier devant l’autre. Mensonge ou diplomatie, cercle vicieux ou stimulation, on vous dit tout sur la simulation.

Si la simulation peut être considérée comme un mensonge, ce mensonge se prolonge souvent lorsqu’on pose la question. "Tu as déjà simulé avec moi chérie ?" réponse : jamais enfin ! Je n’en ai pas besoin tu es l’amant idéal ! "Et toi mon amour, tu as déjà simulé avec moi ?" réponse : mais enfin, chérie, impossible ! Et puis les hommes ne peuvent pas simuler... Et voilà tout le monde rassuré ! En pratique pourtant, quand on discute entre femmes ou entre hommes, beaucoup avouent avoir déjà simulé. Que ce soit pour mettre un terme à une relation peu satisfaisante, ou pour ne pas décevoir son partenaire, la simulation peut aussi faire partie d’une mise en scène pour atteindre le vrai plaisir. Pourquoi ? Comment ? Est-ce bien utile ou au contraire néfaste pour le couple ? MySmooze décrypte la simulation du plaisir, avec l’aide de notre équipe de témoins avisés.
Naissance d’un mythe
Incroyable mais vrai, bon nombre de magazines féminins n’envisagent la simulation que du point de vue de… la femme. Les femmes simuleraient parce que les hommes ne seraient pas toujours doués ou à l’écoute de leur plaisir, "et puis aussi les femmes, elles mettent plus longtemps à venir et à avoir un orgasme". Du côté des hommes, la simulation serait quasi-impossible ! Car si pas de plaisir, pas d’érection, et pas d’éjaculation, difficile donc de le cacher à sa compagne. Voilà en gros les idées qu’on essaye de nous mettre dans la tête. Et qui sont pourtant aussi clichés qu’erronées. MySmooze rétablit la vérité, grâce à des hommes et des femmes qui vivent en couple, mais qui se sont livrés seuls pour ne dire que la vérité, rien que la vérité, toute la vérité !
Qui est dans mon lit ?
Mais à quoi ça sert vraiment de simuler au juste ? Si la relation est basée sur le sexe, on se doute que la simulation n’aura pour but que de la faire durer le moins longtemps possible et d’abréger d’éventuelles souffrances, ou un endormissement latent. A l’inverse, si c’est une relation de couple basée sur l’amour, la confiance, le respect, pourquoi devrait-on simuler ? Pour faire plaisir ou ne pas vexer ? Les avis divergent… Ceux qui ne veulent pas froisser leur partenaire, et ceux qui pensent que ce n’est pas rendre service et qu’il n’y aura jamais d’amélioration si on ne met pas l’autre au courant de ce qui va et de ce qui ne va pas.
La simulation selon les femmes
Celle évidemment qui parait la plus courante et la plus simple et pourtant… Sur les 5 filles interrogées, aucune tendance ne se dégage. Coup de chance ou échantillon représentatif, on part dans toutes les directions. Il y a d’abord Maeva, 26 ans, qui a peut-être le témoignage le plus court ! "J’ai simulé une seule fois, explique-t-elle, et le jeune homme en question m’a dit tout de suite : "Tu ne ressens rien, pas vrai ?" c’est dire à quel point j’ai dû être mauvaise dans la simulation…" Pour alexandra, 30 ans, la question ne se pose pas franchement non plus : "C’est simple, soit la relation est uniquement sexuelle, dans ces cas là, aucune raison de simuler. Soit je suis très amoureuse et là, idem. Je préfère dire à mon partenaire ce qui me plait ou pas, vu que je compte rester un bon bout de temps avec lui ! Je ne vois pas l’intérêt de simuler. Et je ne l’ai presque jamais fait sauf pour abréger."

A l’inverse pour Nadia, 35 ans, la simulation c’est "à chaque fois ! Pour faire plaisir, pour me faire plaisir ! Je trouve ça stimulant en fait de simuler ! Et puis j’adore gémir de toute façon. Je gémis quoiqu’il arrive, je crie, je complimente, je suffoque. Mais je deviens un peu égoïste avec le temps, et j’apprends à davantage écouter mon propre plaisir."
Quant à Chloé, 38 ans, c’est avant tout "par amour. Parce que je ne connais pas l'orgasme (ou dans de rares cas) immédiatement avec l'homme que j’aime, il y a quelques ajustements à faire au début, la connaissance de l'autre, ca vient avec beaucoup d'amour et de compréhension. Alors au début pour faire croire que Superman est vraiment bien et puis pour flatter son orgueil de mâle, il peut arriver que l'on simule. Cela doit rester de toute façon exceptionnel, car rien ne vaut le dialogue, c'est surtout et avant tout l'histoire de deux personnes."
Quant à Virginie, 30 ans, la raison de sa simulation est encore autre. "En fait, je simule la première fois, parce que je ne veux pas décevoir mon partenaire, et si je ne simulais pas, il ne se passerait pas grand-chose ; mais je dois tellement bien simuler que l’homme reste abasourdi de m’avoir donné autant de plaisir ! Du coup, les fois d’après, je n’ose pas en faire moins… Je prends du plaisir, mais on va dire que je simule pour être très démonstrative. Peut-être trop en fait… Je griffe, je me tortille, je gémis, je dis à l’autre à quel point c’est bon…"
La simulation selon les hommes
Car oui, les hommes aussi peuvent simuler. Que ce soit le plaisir ou l’orgasme, ils y arrivent eux aussi ! Il faut arrêter de croire que l’homme est une machine, et qu’automatiquement en ayant une érection, il prend du plaisir, et qu’automatiquement avec l’éjaculation il a un orgasme. Car c’est faux ! Et c’est eux qui nous le prouvent… Les femmes vont tomber de haut.
Pour Fred, 37 ans, la simulation est aussi une mise en scène : "Au début du rapport, je simule le plaisir pour exciter ma partenaire. Je le dis franchement, en fait, je ne retire du plaisir qu’à l’éjaculation. Mais pour ne pas donner l’impression qu’il ne se passe rien avant, je simule. En général, ça excite ma femme, du coup, ça m’excite aussi."
Pour Daniel, 36 ans, la simulation s’est faite malgré lui : "A une époque je prenais un traitement qui avait un effet désastreux sur la libido. Plutôt que de devoir expliquer "ce n'est pas toi, c'est à cause des médicaments", je faisais semblant d'aller jusqu'au bout. Avec un préservatif, c'est plus facile à condition de l'enlever vite et discrètement. Tu peux être en érection mais ne pas arriver à avoir un orgasme, et si tu préfères arrêter sans être désobligeant envers ta partenaire, tu le simules en te retirant très vite. Dans ces cas là, comme de manière générale je ne suis pas très expansif, je gémis, et je respire plus fort."

Pour Olivier, 33 ans, la simulation reste un mystère ! "Je ne comprends pas comment tu peux avoir du désir pour quelqu’un, et donc une érection et ne prendre aucun plaisir, ce processus m’échappe. Enfin, si ça m’arrivait, je ne simulerais pas l'orgasme. Je préfère le dire."
Gaspard, 29 ans, de son côté avoue avoir de temps en temps recours à la simulation : "Il est souvent avancé qu'on prend notre pied facilement, et que l'orgasme masculin est une norme. Mais c’est faux. Si parce que tu es crevé par exemple, tu as du plaisir mais sans plus, ta partenaire le prendra mal et se posera des questions en se disant "c'est pas normal, qu'est ce qui se passe…" Et ca peut générer de la méfiance et une lourde discussion alors qu’à la base, c'est de la simple fatigue. Je préfère simuler et prendre un air extasié comme je sais si bien le faire." Quant à Paul, 34 ans, il est beaucoup plus cynique : "Les femmes pensent qu’une érection est synonyme de désir et qu’on va forcément prendre notre pied ! Mais l’érection peut être très mécanique… et là, je vous le dis, moi il m’arrive de ne pas en prendre, du plaisir. Je simule donc, mais pas jusqu’au bout… je ne saurais pas faire la simulation de l’orgasme."
Et inversement ?
Il n’est pas rare d’entendre certains hommes se vanter qu’avec eux, aucune femme n’a jamais simulé ! A cela, les hommes et les femmes ont bien entendu leurs petits commentaires à faire. Fred par exemple nous annonce qu’il a un scoop ! Il a trouvé le moyen imparable pour savoir si une femme simule. "Chez la femme, lors de l’orgasme, il y a une accélération du souffle, un raidissement du corps. Elle a tendance à serrer fortement son partenaire. L'orgasme passé, elle s'abandonne. Ses bras et ses jambes deviennent lourds et elle a du mal à se dégager après l'acte."
Est-ce la peine de préciser que nos témoins féminins ont bien rigolé à l’annonce de ce scoop. Et d’une, car cette description est peut-être valable pour certaines femmes, mais certainement pas pour toutes. Mais surtout, même si l’orgasme se manifestait de cette façon, il n’y aucune raison pour ne pas réussir à le reproduire "pour de faux"! Il va falloir chercher une autre piste.
Pour les femmes, ce n’est pas tellement mieux. C’est Alexandra qui semble avoir la réponse. "J’avais lu dans un magazine quand j’étais jeune, que l’orgasme masculin se manifestait par une accélération des battements du cœur, de la transpiration dans le bas du dos, la pupille dilatée et un endormissement. J’ai retenu le tout et je fais attention à chaque fois. Je ne pense pas qu’un homme puisse simuler la transpiration et les pupilles dilatées".
Les hommes n'ont que deux mots à dire : Alexandra, arrête ! Comme le dit Gaspard, aucun homme non plus ne réagit de la même façon ! Et puis même si l’homme simule le plaisir, il ne simule généralement pas les mouvements de son corps… donc la transpiration autant que l’accélération du rythme cardiaque est normale. Quant à l’endormissement, Olivier confie "je ne m’endors pas ! J’aime discuter après… certains peuvent aussi simuler l’endormissement non ?!"

Mensonges et trahisons ou Cris et chuchotements ?
On notera la différence entre la simulation exceptionnelle pour rassurer l’autre ou tout du moins ne pas le vexer, et la vraie simulation manipulatrice qui consiste à faire croire à chaque rapport que l’on a atteint le nirvana. Ce qui est le cas de Virginie, par exemple, qui doit sûrement simuler par peur de ne pas satisfaire l’autre, si elle même n’est pas satisfaite. Simuler de temps à autre n’a donc rien à voir avec le mensonge ou la trahison. C’est souvent de la diplomatie, ou un peu d’égoïsme (vouloir que ça se finisse au plus vite parce qu’on veut dormir).
Les simulateurs donnent pour finir quelques conseils pour une simulation réussie.
Le conseil de Daniel : Le modèle à bannir ? Meg Ryan dans Quand Harry rencontre Sally. D’accord, la scène est culte, mais franchement il n’est pas crédible cet orgasme ! Une fille me fait ça, je pense que je me marre !
Le conseil de Gaspard : Le risque à prendre c’est d’en faire un peu trop quand on simule ! Du coup, la fois d’après si on ne simule pas, l’autre va croire que c’est beaucoup moins bien et va se poser des questions.
Le conseil de Chloé : Toujours dire non, si votre conjoint vous demande si vous avez simulé ! Même s’il insiste avec un sourire franc en vous disant : mais vas-y tu peux me le dire enfin, ça serait normal ! NON ! Jamais ! Même sous la torture n’avouez pas.
Le conseil d’Alexandra : Toujours dire à son partenaire si on prend du plaisir ou pas, dire ce qu’on aime, pourquoi on a eu un orgasme hier et pas ce soir. Le dialogue, il n’y a que ça de vrai.
Le conseil d’Olivier : Le plaisir ce n’est pas automatique. Soyez indulgents entre vous, et ça ne doit pas remettre en cause l’amour. Les filles, ne flippez pas si on ne va pas au bout ! Ce n’est pas non plus le but ultime.
Vos commentaires
Invité
minimum
à la limite du creux
mardi 10 juin 2008 à 12:46:47
Invité
Pourquoi mentir ?
Au début de mon mariage je pouvais souvent mais pas longtemps et le plaisir était intense mais comme shunté. Je m'en contentais mais... Là n'est pas l'essentiel l'amour ne se limite pas à l'érotisme. J'ai parlé à Dieu de ma déception et je peux dire qu'après dix ans de mariage (je n'ai connu que ma femme dans la vie) je trouve de plus en plus de plaisir en elle.
vendredi 06 juin 2008 à 10:38:17
Libertin
Vas y Tarzan
La simulation existe aussi chez l'homme mais elle est moins visible car la femme croit que le plaisir de l'homme se résume a l'éjaculation, c'est faux!!!
mercredi 04 juin 2008 à 12:08:24
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Invité
j'aime bien le ton
vous me faites rire julie chamard.
mercredi 25 juin 2008 à 23:54:31