© Copyright : iStockArrêtons de nous mentir. Nous voudrions tous faire de notre vie de couple une constante explosion de plaisirs, une succession d’étreintes passionnées et de sorties de route débridées pour lutter contre la routine et l’usure du quotidien. Mais pour la plupart d’entre nous, ce vœu pieu en reste souvent, hélas, au stade des bonnes intentions. Les obligations, les contraintes, le conformisme nous empêchent bien souvent d’insuffler ce petit grain de folie qui fait tourner la tête et le cœur – et le reste…
Pour beaucoup d’entre nous, de fait, la Saint-Valentin, toute commerciale qu’elle est, reste ce petit événement intime où l’on se rappelle qu’il est important d’être attentionnés et passionnés l’un envers l’autre. Mais là aussi, la routine guette. On peut être tenté de prendre les autoroutes du prêt-à-offrir et du prêt-à-aimer. Chocolats, lingerie fine et draps de soie. Alors pour lutter contre la facilité et injecter un peu de folie dans cette célébration parfois si balisée, la rédaction de MySmooze a fait travailler ses méninges et vous a concocté cinq scénarios coquins pour la Saint-Valentin. A vous de choisir votre préféré.
It’s a man’s man’s world…
S’abstenir de tout contact physique jusqu’au jour J de la St Valentin, en prétextant de la fatigue… Car tout va être question d’attente, pour faire monter la pression… Le 14, Vous rentrerez avant lui pour vous préparer. Disposez une chaise dans l’entrée à laquelle vous nouerez des foulards.
Quand votre homme rentre, vous ne lui laissez pas le temps de faire quoi que ce soit... Vous l’asseyez sur la chaise et vous lui attachez les bras. Assise à califourchon sur lui, vous dénouez le foulard que vous portiez autour du cou pour lui bâillonner la bouche. Vous le touchez à peine, vous soufflez dans son cou en vous relevant… et surtout vous le regardez droit dans les yeux. Vous partez mettre de la musique, et pourquoi pas James Brown, It’s a man’s man’s world. Vous revenez à présent vers lui. Et vous tournez autour de la chaise en suivant la musique. Lascive, douce mais entreprenante. Vous le touchez à peine. Vous passez votre langue sur son cou, en remontant vers l’oreille… sa bouche, que vous laissez sortir du foulard, toujours en le regardant dans les yeux… Et vous passez juste votre langue sur ses lèvres.
Vous vous reculez à nouveau, défiant son regard, et vous entamez un strip-tease très lent... d’abord vos chaussures, puis vos bas que vous enlèverez en posant votre jambe sur lui… gardez le reste pour le moment. Vous lui présentez votre dos à présent, en faisant onduler vos hanches et vos fesses. Tournez-lui autour, défaites son pantalon mais ne le touchez surtout pas ! C’est à vous à présent d’enlever vos dessous mais tout en gardant votre robe. Vous passez votre main sur votre corps, vous longez vos cuisses, toujours en le regardant droit dans les yeux.
Vous êtes maintenant en train de vous caresser sensuellement sous votre robe, et c’est à vos gémissements qu’il s’en rend compte… Vous vous rapprochez de lui pour cette fois-ci l’embrasser à pleine bouche, tout en continuant à vous caresser… Votre main descend maintenant vers son entrejambe… vous pouvez enfin, le saisir à pleine main... pour le reste, on vous laisse imaginer la suite…
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© Copyright : iStockLa route du plaisir
Il est 20 heures. Une limousine noire se gare en bas de votre immeuble ; "en voilà une chanceuse" pensez-vous. Votre moitié a prétexté un empêchement professionnel pour vous abandonner en cette soirée de Saint-Valentin. Déçue mais résignée, vous vous apprêtez à rejoindre votre lit lorsqu’un bruit vous fait sursauter. L’interphone sonne. Vous n’attendez personne mais une voix inconnue, élégante et posée, vous annonce que vous êtes attendue.
Le temps de sauter dans une robe de satin noir et d’emporter votre sac à main, vous êtes déjà en train de vous maquiller devant la glace de l’ascenseur. L’excitation vous gagne peu à peu. Quand vous poussez la porte de votre immeuble, remettant votre chaussure qui a glissé, vous découvrez votre homme, bouquet de roses à la main et sourire aux lèvres. Il vous ouvre la porte et d’un geste infiniment sensuel, vous offre un baiser. Vous vous installez sur le siège en cuir beige. Le satin de votre robe glisse doucement sur le cuir. Après avoir relevé la vitre fumée vous séparant du chauffeur, il s’installe à vos côtés, vous tend une coupe de champagne et vous propose un assortiment de canapés, saumon, caviar et toasts de foie gras.
Pendant que vous dégustez un de ces délicieux encas, il promène sa main entre vos cuisses et fait doucement glisser votre petite culotte. Vous n’avez encore rien bu mais l’ivresse se fait déjà sentir. Votre tête tourne et vous avez chaud. Le désir envahit chaque parcelle de vos corps. Vous vacillez de plaisir. Est-ce l’incroyable ardeur de ses mains crispées sur votre peau, la douceur extatique des mots d’amour qu’il vous susurre à l’oreille, le rythme ondulé de vos va-et-vient incessants dans ce véhicule en mouvement ou l’harmonie parfaite de ce corps à corps, de ce cœur à cœur ?
La voiture s’arrête. Vous êtes en train de faire l’amour, et par la fenêtre, vous apercevez la Tour Eiffel. Elle scintille de mille feux. Il vous semble que Paris n’a jamais été si beau que cette nuit là. Si magique. Des cars de touristes s’arrêtent à côté de votre limousine et ses occupants, émerveillés, la prennent en photos. Vous riez, protégés par les vitres teintées, et vous souriez en apercevant le reflet d’un couple amoureux. Et heureux. Vous.
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© Copyright : iStockVeillée d’armes
Rien de nouveau sous le soleil de l’érotisme ? Ce n’est pas trop tard, Rodrigue a du cœur et dans sa hotte pour la Saint-Valentin, il a de quoi sortir votre couple de la morosité hivernale ! Laissez-moi être votre missionnaire, voici un jeu qui ré enchantera votre désir, parole d’ancien combattant !
Commencez par le début et allez voir votre femme (ou votre mari). Donnez-lui une lettre en lui disant qu’elle (il) est appelée sous les drapeaux du désir frappés des trois lettres : XXX. Dans la lettre, vous avez pris soin de préciser la tenue réglementaire pour une telle soirée et l’obligation pendant le service de respecter toutes les règles fixées par le sergent-chef (vous) ! Le grand moment venu, commencez par dispenser à votre partenaire un petit rappel : ce soir, le maître, c’est vous ; vous dites, elle (il) dispose ! Faites-lui répondre : "Chef ! Oui chef !"
Après cette séance d’informations martelées à son oreille, enchaînez sur la revue des armes. Soyez rigoureux, pas le moindre joujou, plastique ou électrique, ne doit manquer à l’appel, et si la moindre poussière repose sur l’un d’entre eux, administrez à votre soldat une petite correction. Pourvu qu’elle soit douce… Ensuite, une inspection de l’uniforme s’impose. Savourez ce moment, profitez de ce bidasse sans défense rien que pour vous pour en explorer tous les recoins ! Vérifiez toutefois qu’il a tout respecté. Si tel n’est pas le cas (dites de toute façon que ce n’est pas le cas, c’est vous le chef !), effeuillez la marguerite, tendrement, passionnément, comme un fou, comme un soldat.
Arrivés sur le champ de bataille, n’engagez pas la canonnade tout-de-go, montrez-lui votre science de tout ce qui doit précéder un engagement : des gestes tendres et sensuels pour gagner sa confiance, toujours plus pour faire monter l’excitation. Après ces préliminaires, il est, enfin, temps pour le bidasse de faire ses classes, si l’excitation ne l’a pas déjà épuisée. Demandez-lui ce qu’elle (il) sait faire, et demandez-lui des preuves ! Et, parce qu’un sergent-chef peut être aussi charitable, apprenez-lui dans le secret de l’alcôve ce qu’elle (il) ne sait pas faire. Bref, montrez-lui qu’à la guerre comme en amour il faut beaucoup d’imagination…
P.S. : N’oubliez pas, la corde est toujours un bon exercice pour tester les capacités physiques, mais, à défaut de cordes, faites-la (le) grimper aux rideaux !
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© Copyright : iStockFilm noir et Femme fatale
Quoi de plus érotique et électrisant qu’une ambiance de film noir, vénéneuse et feutrée ? Le désir se tapit dans l’ombre, l’amour et la menace se livrent à un subtil pas-de-deux. Vous êtes Bogart, vous êtes Bacall, vous rejouez votre Grand Sommeil.
Imaginez la séquence. Monsieur rentre chez lui. L’appartement est plongé dans la pénombre. Personne. Juste un élégant costume trois pièces posé sur le canapé, avec un mot laconique signé d’une écriture sensuelle : Hôtel du Départ, 21 heures, chambre 69. Le billet anonyme est baigné d’un parfum suave et capiteux… Monsieur met son costume, ajuste sa cravate devant le miroir. Il enfile un trench coat et sort de chez lui, s’enfonçant dans la nuit humide.
Arrivée à l’hôtel. Le groom l’accueille d’un air entendu : "Chambre 69, Monsieur ?" Il glisse une clé sur le comptoir. Monsieur monte lentement les escaliers recouverts de moquette épaisse jusqu’au premier étage. Il glisse la clé dans la serrure. Une grande chambre, avec un lit double.
Dans un seau à champagne, une bouteille attend d’être sabrée. A côté trônent deux flûtes, et un plateau repas richement garni. Une rose est déposée en travers du plateau. Monsieur a juste le temps de se défaire de son pardessus lorsqu’on frappe discrètement à la porte. Les coups sont étouffés, presque inaudibles, mais il a sursauté. Il ouvre la porte. Madame est là, face à lui. Regard de braise, talons aiguilles, lèvres sanguines, elle porte elle aussi un long trench coat serré à la taille. Elle entre. Sans dire un mot, elle pousse son homme vers le lit, sur lequel il s’assoit docilement. Tandis qu’elle dénoue sa cravate, elle défait lentement la ceinture de son manteau pour le laisser tomber au sol. Ce qu’elle révèle sous l’étoffe relève de leur intimité, et la suite leur appartient. A vous aussi ?
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© Copyright : iStockHors la loi
Elle rentre du travail, comme tous les jours. Ce jour est particulier et pourtant rien n’est différent. Au moment de tourner la clé dans la serrure elle se surprend à espérer une surprise. Rien. Le duplex est désespérément vide, affreusement banal. Elle se douche, enfile une nuisette et va s’asseoir négligemment dans le canapé. Pas de nouvelle de son homme, pour la Saint-Valentin il arrive même à rentrer plus tard qu’à l’ordinaire. Bizarrement, l’atmosphère est lourde, humide. "Ça doit simplement être moi qui me monte la tête" pense-t-elle. Puis de mauvaises idées lui traversent l’esprit. "S’il lui était arrivé quelque chose, il était étrange depuis quelques jours…"
Pas le temps de s’évader plus longtemps, le téléphone retentit. Mais une sonnerie inhabituelle, celle du téléphone fixe, qu’ils n’utilisent jamais entre eux, même pas avec les amis. "Qui ça peut bien être à cette heure-ci ?", marmonne-t-elle. "Mme X ?", prononce une grosse mais lointaine voix. "Oui ?", "Commissaire Francis, votre mari vient d’être arrêté, il est au poste de police, nous l’interrogeons." Elle n’était donc pas folle. Il se passait quelque chose ces derniers jours elle l’avait senti. "Pourquoi, qu’a-t-il fait", a-t-elle la force de dire. "Je ne peux pas vous en dire plus mais vous serez vite interrogée, au revoir madame." Cette voix, neutre et distante mais à la fois terriblement familière lui a glacé le sang. Elle a froid, grelotte, et en même temps transpire. Alors que dans ce genre de moments le cerveau a tendance à accélérer, le sien avait cessé de fonctionner. Il ne se passe plus rien, le silence le plus complet et toujours cette atmosphère aussi lourde et humide.
Elle a à peine le temps de remettre son corps tout entier en marche qu’on sonne à la porte. Pas à l’interphone, à la porte. "Police ! Veuillez ouvrir immédiatement, nous avons un mandat de perquisition." Cette fois son cerveau marche a 100 à l’heure. Quoi faire ? Fuir ? Ouvrir ? Elle n’a pas le temps de prendre sa décision que l’homme ouvre violement la porte. "Mettez-vous immédiatement contre le mur" dit d’une voix autoritaire mais forcée l’imposant homme qui vient de violer son intimité. Elle s’exécute. L’homme s’approche, lui met des menottes et commence à la fouiller. Ses mains parcourent son corps avec fermeté. S’en dégagent pourtant une douceur familière. Ces mains connaissent parfaitement le corps qu’elles touchent. Au moment où elles s’arrêtent sur ses seins elle ne se débat pas. Elle a compris.
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