Vous souhaitez investir en bourse, mais vous n’avez pas forcément une vue d’ensemble des règles, des enjeux et des mises en garde à connaître pour la gestion de votre portefeuille. MySmooze a demandé à un expert de nous faire profiter de ses conseils pour bien démarrer dans cet univers aux rouages complexes.

Après de nombreuses hésitations, c’est parti, vous décidez de vous lancer en bourse.
Même si les arcanes des marchés financiers vous semblent a priori insaisissables, la gestion d’un portefeuille d’actions est à votre portée – à condition d’y consacrer un minimum de temps, de garder en mémoire quelques règles élémentaires et d’éviter de tomber dans la manie de scruter votre portefeuille de manière pathologique. L’histoire nous l’a appris, la bourse n’est pas un long fleuve tranquille. Alors avant de vous lancer, il vous faut comprendre quel type d’investisseur sommeille en vous : âge, revenus, patrimoine, besoins financiers, projet de vie sont des paramètres indispensables à prendre en compte pour définir votre stratégie.
Vous ne serez pas trop de deux pour garder un œil sur votre portefeuille ! La gestion des actions en direct prend du temps, exige de la rigueur et surtout le courage de reconnaître ses erreurs et de changer d’avis : en bourse, il faut de l’humilité et beaucoup de patience. A défaut, faites appel à un professionnel… En ce qui nous concerne, nous avons fait appel à Victor Mickaël Uzan, Président de la société de gestion AMILTON Asset Management, qui a accepté de nous prodiguer des conseils utiles pour trouver le juste équilibre.
Repérer le terrain
Lorsqu’on démarre en bourse, on ne dispose généralement pas de l’expérience et des outils nécessaires pour naviguer sur les courants parfois tumultueux des marchés financiers. Il est donc conseillé de passer par des organismes professionnels, soumis à l’agrément de l’autorité de contrôle des marchés financiers, qui seront à même de vous conseiller dans votre gestion de portefeuille. Globalement, deux options s’offrent à vous : passer par un intermédiaire de type banque ou courtier en ligne, ou recourir aux services d’une société de gestion.
Dans le premier cas, il s’agit de bien sélectionner l’organisme auquel on va faire appel et d’identifier les services proposés. Attention, notamment, aux frais occasionnés par les établissements bancaires. De même, veillez bien à disposer des services appropriés (web notamment) pour pouvoir passer vos ordres rapidement – les marchés évoluent très vite, il faut donc que votre interlocuteur soit hyper réactif. Pour le reste, cette activité, qui a explosé à la fin des années 90, est aujourd’hui en phase de maturité, s’avère simple et usuelle et propose des prix extrêmement compétitifs.

L’autre option qui vous est offerte est de faire appel à une société de gestion de portefeuille. Dans ce cas précis, vous avez la possibilité de signer un mandat de gestion avec la société qui va alors gérer votre portefeuille. Dans ce cas la société fait un point au minimum semestriel et annuel avec son client. Il existe aussi un mandat de conseil ; c’est alors à vous de passer vos ordres à votre dépositaire. La société a alors valeur de consultation et de conseil auprès du client, vis-à-vis duquel elle a un certain nombre de devoirs : elle lui apporte expertise et conseil sur les arcanes de la bourse. Les sociétés de gestion sont généralement très sélectives avec leurs clients : avant de les accepter, un établissement de gestion comme AMILTON Asset Management les soumet à un questionnaire préalable très détaillé, accompagné de démarches administratives pour vérifier l’état civil, la situation patrimoniale, les projets d’investissements, les revenus, etc. Il s’agit de définir au mieux le profil du client pour répondre à ses attentes et déterminer quel type de gestion en bourse est le plus adapté à ses besoins : gestion prudente, gestion équilibrée ou gestion dynamique… Victor Mickael Uzan nous précise qu’une société comme AMILTON Asset Management, qui assume la gestion de portefeuilles d’une valeur moyenne de 200 000 €, ne sélectionne pas seulement ses clients sur des critères financiers mais sur l’ensemble de leur profil (leur âge, leur situation patrimoniale globale, leurs objectifs d’investissements, leur projet d’investissement à court ou moyen terme, etc.)
Préciser ses objectifs
Il est entendu que tout le monde n’a pas forcément 200 000 € à investir en bourse, surtout lorsqu’on est débutant. Donc, la façon dont on va construire un portefeuille va dépendre en premier lieu de la somme que l’on souhaite investir en bourse. A cet égard, Victor Mickael Uzan insiste sur une règle d’or de l’investissement boursier : toujours engager de l’argent dont on n’a pas besoin immédiatement pour ne pas se retrouver au dépourvu et se voir obligé de vendre au plus mauvais moment. Dans le cas d’un investissement en bourse de quelques milliers ou dizaines de milliers d’euros, il est d’abord conseillé de limiter le nombre de lignes en portefeuille : 5 à 15 valeurs selon ses moyens, tout en diversifiant les secteurs d’activité pour diminuer le risque.
D’ailleurs, concernant la "prise de risque" inhérente à l’investissement en bourse, là encore tout est fonction des objectifs de chacun. Ainsi on ne proposera pas les mêmes solutions à un couple débutant de 35 ans, qui a un horizon de placement relativement étendu, qu’à un couple de retraités voulant réaliser des gains rapides pour profiter de leur retraite. Sachant qu’en bourse, la règle est simple : plus on prend de risques et plus on vise à court terme, plus on a de chances de gagner beaucoup, comme de perdre beaucoup.

Ce n’est donc qu’une fois que l’on a bien établi un horizon d’investissement (pour cela, gardez en tête l’échéance à laquelle vous êtes susceptibles d’avoir besoin de votre argent) que l’on est en mesure de définir et respecter une méthode d’investissement et de gestion : soit privilégier les titres dits de rendements pour un profil peu risqué, soit chercher des sociétés à forte croissance pour améliorer le potentiel de hausse, soit un mélange des deux – la croissance à prix raisonnable. En bourse, le facteur temps joue énormément : plus votre horizon de placement est éloigné, plus vous pourrez amortir les aléas du marché et réaliser des performances élevées. De même, si vous prévoyez un placement immobilier dans un avenir proche, ou si vous devez faire face à une dépense importante dans les prochains mois, la prudence s’impose. En revanche, si vous ne prévoyez pas de puiser sur votre épargne à brève échéance, vous pourrez placer le curseur du risque un peu plus haut.
C’est ici qu’intervient la valeur de conseil d’une société de gestion, par exemple, qui va savoir anticiper les mouvements du marché et surtout équilibrer vos investissements dans le risque et la durée. Dans tous les cas, il est bien sûr recommandé de vous tenir au courant de l’activité des sociétés dans lesquelles vous avez investi en bourse… mais aussi de vous fixer des objectifs de cours à l’achat et à la vente, et de vous y tenir, sauf événements concrets. De même, évitez de fractionner vos ordres pour optimiser le prix de revient : les frais de courtage à l’achat comme à la vente (forfait minimal) grignotent vos plus-values potentielles.
Apprendre les règles de la bourse
En matière de gestion de patrimoine, même si la bourse reste le placement qui affiche les meilleures performances sur une longue période, Victor Mickael Uzan conseille de diversifier vos investissements : ainsi, il est recommandé de consacrer une partie de vos investissements à l’immobilier et à l’assurance vie, qui sont des secteurs moins volatiles que la Bourse.
Mais justement, à une époque où les marchés semblent franchement instables aux yeux des néophytes, comment rassurer les débutants ? Y a-t-il des "valeurs refuges" sur lesquelles il est recommandé de miser ?
Pour Victor Mickael Uzan, la "beauté du marché", c’est justement qu’il n’y a pas de valeur sûre. Le marché vit, il fluctue sans arrêt, et si certaines valeurs semblent plus rassurantes que d’autres car il s’agit de sociétés prospères, avec une structure bilancielle régulière et transparente, cela ne veut pas forcément dire que leur action va monter et qu’elles vont rapporter de l’argent ! Une valeur monte parce qu’il y a plus d’acheteurs que de vendeurs. Parce qu’elle semble plus saine à un instant donné. C’est pourquoi il est primordial de ne pas se reposer sur des lauriers que d’autres ont tressé pour vous, et de garder toujours un œil sur l’actualité et l’évolution des marchés financiers.

Pour autant, même s’il n’existe pas de "secteur refuge" à proprement parler, on constate que le marché fait davantage preuve de discernement qu’autrefois. Ainsi, lorsqu’un secteur s’emballe, d’autres restent stables. D’où l’importance, encore une fois, de diversifier sa gestion portefeuille, sans exclusivité sectorielle. C’est ce que fait une société de gestion comme AMILTON Asset Management, dont l’allocation sectorielle sera la résultante d’une analyse des valeurs les plus prometteuses du moment.
Concrètement, comment cela se traduit-il pour l’investisseur en bourse ? Deux grands types d’investissement s’offrent à lui : soit miser sur des "titres vifs", c’est-à-dire des valeurs isolées (France Télécom, Air Liquide, L’Oréal…), ce qui est souvent l’option la plus aventureuse, la plus précise aussi, qui exige beaucoup de réactivité et de concentration sur les marchés ; soit miser sur des OPCVM (Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières : fonds commun de placement ou Sicav). Ces placements son plus sûrs car les risques s’équilibrent, les valeurs s’amortissent entre elles, mais ils génèrent forcément des bénéfices moins spectaculaires Cette option est évidemment celle qui est souvent privilégiée par les débutants en bourse, lesquels ne disposent pas forcément d’une somme colossale à investir et souhaitent minimiser les aléas.
Après plusieurs mois de turbulences financières à l’échelle mondiale, déclenchées notamment par la crise des subprimes ayant pour conséquence le ralentissement de l’économie américaine et son entrée probable en récession, l’investisseur débutant peut exprimer certaines inquiétudes avant de se lancer. Pour Victor Mickael Uzan, même si le marché reste encore volatile et si nous ne sommes pas à l’abri d’autres mauvaises nouvelles, le pire semble derrière nous. Le marché ayant déjà intégré le spectre de la récession, il a peu de chances de s’effondrer, notamment pour des questions de valorisations. C’est donc le bon moment pour s’intéresser à la bourse : la plupart des investisseurs isolés vendent leurs actions quand il est trop tard, quand la Bourse est au plus bas. Au contraire, c’est là qu’il faut acheter – et plutôt vendre lorsque l’ambiance est à l’euphorie ("acheter au son du canon et vendre au son du violon"). L’important est de savoir faire le dos rond, laisser ses placements "tranquilles" et prendre de la hauteur par rapport aux événements. Bien qu’il souligne le paradoxe de la flambée du pétrole qui fait du tort au marché (le prix élevé du baril grignotant la capacité de consommation de la population mondiale), Victor Mickael Uzan se veut optimiste pour 2009 et 2010. Serait-ce donc le bon moment pour se lancer en bourse et se constituer un portefeuille ?
Remerciements à Victor Mickael Uzan, Président de AMILTON Asset Management.
Vos commentaires
Invité
Chez nous la "bourse" à remplacer le "Loto"...
A la maison c'est devenu un jeu... plutôt de jouer au Loto, en s'y connaissant un peu on place en bourse - au moins ça rapporte - Muriel B
samedi 21 juin 2008 à 11:22:47
Invité
Quel est le montant minimal de placement?
Voilà, j'ai un peu d'économies , 30 000 euros environ, dois-je m'adresser à une banque ou à une société spécialisée?
mardi 29 avril 2008 à 13:34:55
Invité
Quel est l'adresse du site amilton?
quelles sont les coordonnées de la société AMILTON ? Merci
mardi 29 avril 2008 à 13:33:28
Invité
Investir dans les fonds de matiéres premières?
faut-il encore investir dans les matières premières ou est-ce trop tard?
mardi 29 avril 2008 à 13:31:08
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Invité
Aie ! aie ! aie !...
La bourse en ce moment il vaut mieux éviter... Nous en avons à peut près jusqu'en 2012... d'après mes sources américaines... Muriel B
jeudi 02 octobre 2008 à 11:57:11